Nous ne sommes pas tous égaux devant l’arrêt du tabac. Les femmes ont entre 5 et 30% de voir leur chance de réussite diminuée par rapport aux hommes. Des chiffres d’autant plus préoccupants que les femmes sont plus vulnérables. “A tabagisme égal, les maladies liées au tabac sont plus fréquentes chez les femmes : cancer du poumon, BPCO (bronchopneumopathie chronique obstructive), pathologies cardio-vasculaires”, note le Pr Gérard Peiffer (1), pneumologue et tabacologue. Les premières jours de l’arrêt sont souvent les plus difficiles. Nervosité, irritabilité, troubles de la concentration, les femmes souffrent davantage du syndrome de sevrage. L’arrêt peut aussi s’accompagner d’hyperphagie, une tendance à manger davantage, avec la sensation de perdre le contrôle. Il est donc essentiel de se faire aider.
Méthodes de sevrage du tabac : des efficacités différentes selon les sexes
– Les substituts nicotiniques (patchs, pastilles, gommes) sont moins efficaces chez les femmes. Elles métabolisent plus rapidement la nicotine, c’est-à-dire qu’elles la détruisent plus rapidement. D’où une tendance fréquente à sous-doser l’apport nécessaire. “Chez la femme enceinte, on adapte les doses au fur et à mesure de la grossesse car la nicotine est détruite de plus en plus vite, donc il en faut davantage”, précise le Dr Gérard Peiffer.
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