Si elle est prise en charge rapidement, cette forme d’insuffisance cardiaque aiguë est réversible : au bout de quelques mois, le patient peut récupérer ses fonctions cardiaques. Prudence tout de même : le syndrome du cœur brisé peut récidiver. Par contre, “si le diagnostic n’est pas posé assez rapidement, des caillots sanguins peuvent se former au sein des cavités cardiaques et être à l’origine d’un accident vasculaire cérébral parfois massif s’ils se déplacent dans les artères du cerveau”, met en garde le Pr Claire Mounier-Vehier.
Mourir de chagrin est donc possible, mais ce n’est pas la seule émotion pouvant avoir des conséquences sur notre santé. Preuve en est : en 2016, une étude révélait que sur 485 cas de syndrome du cœur brisé, 4% étaient en fait liés à une joie intense. C’est ce qu’on appelle le “happy tako”, “happy heart syndrome” ou encore… “syndrome du cœur heureux” !
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