4. Maladie de Parkinson et syndromes parkinsoniens : manifestations autonomes.
La maladie de Parkinson s’accompagne souvent d’une sialorrhée, surtout nocturne. Cette hypersalivation est due à un double mécanisme : une production accrue de salive et des troubles de la déglutition. Les troubles de la motilité œsophagienne et pharyngée, caractéristiques de cette maladie neurodégénérative, aggravent l’accumulation de salive.
Les patients atteints de la maladie de Parkinson présentent une diminution de la fréquence de la déglutition spontanée, une bradykinésie des muscles orofaciaux et des troubles de la coordination neuromusculaire nécessaires à l’élimination physiologique de la salive.
Prise en charge spécialisée :
Le traitement de la sialorrhée parkinsonienne nécessite une approche multidisciplinaire impliquant un neurologue, un orthophoniste et un gastro-entérologue. Les thérapies dopaminergiques, l’orthophonie et les techniques de stimulation neuromusculaire constituent les principales modalités thérapeutiques disponibles.
5. Accident vasculaire cérébral (AVC) : une urgence neurologique
Un AVC peut affecter les centres neurologiques contrôlant la déglutition et la salivation. La localisation de la lésion vasculaire détermine la latéralisation et l’intensité de l’hypersalivation nocturne. Cette manifestation est souvent un signe précoce d’AVC, surtout lorsqu’elle est associée à d’autres déficits neurologiques.
Signes d’alerte : une hypersalivation unilatérale soudaine, une asymétrie faciale, des troubles de la parole et des déficits visuels ou sensitifs nécessitent une évaluation neurologique immédiate. Des examens d’imagerie cérébrale en urgence (scanner ou IRM) peuvent confirmer le diagnostic et orienter le traitement.
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